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"- Voici dit l’homme en posant sa main sur l’épaule d’une petite femme maigre, contrefaite et nerveuse, l’âme qui fait mouvoir le clavier de ma machine. Elle exécute sur mon piano des morceaux de parole humaine. Je l’ai dressée à l’admiration de ma volonté : ses notes sont des bégaiements, ses gammes et exercices, le ba be bi bo bu de l’école, ses études, les fables de ma composition, ses fugues mes pièces lyriques et mes poésies, ses symphonies, ma philosophie blasphématoire. Vous voyez des touches qui portent dans leur alphabet syllabique, sur leur triple rangée, tous les misérables signes de la pensée humaine. Je produis concurremment, et sans que la damnation intervienne, la thèse et l’antithèse des vérités de l’homme et de son Dieu…"
Commentaire d’Oriane (feutre noir) : la machine à parler au début du siècle alors que l’ordinateur n’existait encore que dans les rêves d’Ada… Il est vrai qu’il y avait déjà Édison. Balpe maintenant génère du texte, pas encore de la parole mais j’ai vu il y a peu un androïde coréen qui commençait à parler… L’homme est un étrange animal qui semble mettre toute son énergie à organiser sa disparition.
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